Jacques DE PANIS PASISDistancée…

Par Jacques de Panisse Passis

Président du Directoire, Gérant et Associé

L’Europe ne va pas bien.

Sur le plan économique, elle subit le ralentissement des échanges mondiaux et l’écrasement des gains de pouvoir d’achat des ménages. Au cours de l’année 2019, la croissance du PIB en Europe se profile à 1,5%, significativement en-dessous du 1,9% prévu pour l’année 2018. La dégradation des exportations touche tous les secteurs, à l'exception de la pharmacie.

En Allemagne, le PIB réel ne progresse plus que de 1,2% sur l'année, contre 2,7% un an plus tôt. Malgré un taux chômage très bas, les dépenses réelles des consommateurs ont soudainement ralenti au bénéfice d'un taux d'épargne qui se redresse fortement.

Sur le plan politique, les gouvernements ne parviennent plus à prévoir et à corriger les déséquilibres qui résultent d’une économie mondiale, globale et déflationniste. Les catégories moyennes n’adhèrent plus à une croissance dont elles se sentent exclues. Les populismes se développent proposant à la fois plus de protectionnisme et moins de fiscalité ce qui entraînera une inflation et une dette plus élevées. Un climat délétère s’installe. L’unité européenne est soumise à rude épreuve.

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Jacques DE PANIS PASISUne secousse…derrière nous ?

Par Jacques de Panisse Passis

Président du Directoire, Gérant et Associé

Les principaux indices boursiers mondiaux ont perdu 8% à 12% en octobre. A chaque correction, quatre questions resurgissent. Les marchés se redresseront-ils pour rejoindre leurs précédents plus hauts ? La baisse va-t-elle continuer et jusqu’où ? Pour quelles raisons les marchés chutent-ils ainsi ? Pourquoi ne pas avoir pris ses bénéfices avant ?

Entre 2010 et septembre 2018, l’indice large des 600 premières capitalisations européennes, le STOXX Europe 600 dividendes réinvestis, a enregistré 11 baisses de plus de 10%. A chaque fois, l’indice a retrouvé ses précédents sommets. Tout observateur qui prend du recul constate que les grands indices européens ou américains étaient à des plus hauts historiques il y a encore quelques semaines. Ainsi, tôt ou tard, la croissance de l’économie mondiale restitue un nouvel élan haussier aux indices et absorbe les plus grandes corrections.

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JDPP 02 07 18 2 Recadre 4bb8bLa fête pourrait s’essouffler...

Par Jacques de Panisse Passis

Président du Directoire, Gérant et Associé

Les Etats-Unis impriment leur cadence et imposent leur loi. Si le président Trump peut paraître brutal, égocentrique et souvent primaire, l’économie américaine n’en demeure pas moins la plus florissante de la planète. Et les décisions de Donald Trump sont, pour l’essentiel, à l’origine du bilan actuel.

En novembre 2016, les Etats-Unis paraissaient avoir atteint le sommet de la courbe tandis que l’Europe semblait bien placée pour prendre le relais et la Chine prête à se recentrer sur son marché intérieur.
Deux ans plus tard, le panorama révèle des pays émergents dans une situation souvent difficile, une Chine qui marque le pas, une Europe qui ne parvient pas à relancer sa croissance.

En revanche, les Etats-Unis affichent un PIB réel en hausse de 3%, des marges d’entreprises au plus haut, un chômage au plus bas, une confiance des consommateurs au plus haut … et des marchés financiers qui ne cessent de progresser, alors que le reste du monde enregistre des performances au mieux stables, le plus souvent en baisse.

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