Jacques DE PANIS PASISDe l'utilité des banques centrales...

Par Jacques de Panisse Passis

Président du Directoire, Gérant et Associé

Churchill disait qu’il existe deux catégories d’hommes politiques. Ceux qui se préoccupent de la génération suivante et ceux qui s’intéressent à l’élection suivante.

Le recours à l’endettement supplémentaire pour financer des exigences de court terme susceptibles de satisfaire un électorat plus large semble relever de la deuxième catégorie.

En Europe, la France va se trouver au dernier rang des déficits publics, exprimés en pourcentage du PIB. On peut craindre que cette position ne l’isole de ses partenaires européens et, par là même, ne fragilise l’Europe. Mais on peut aussi se demander si le rétablissement d’une relative sérénité au sein de la société française n’est pas un préalable indispensable.

Dans de nombreux pays, ces deux visions s’opposent. La première considère que la gestion d’un Etat s’apparente à celle d’une entreprise où la qualité de la stratégie et du bilan garantit le développement futur. La seconde se focalise sur le chiffre d’affaires à court terme, quitte à sacrifier le bilan.

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Par Jacques de Panisse Passis, Président du Directoire, Gérant et Associé

JDPP 02 07 18 2 Recadre 4bb8bEt vogue la galère !

Par Jacques de Panisse Passis

Président du Directoire, Gérant et Associé

Les marchés financiers continuent de progresser avec une persévérance troublante.

En Europe notamment, ni la dégradation du commerce mondial, ni le ralentissement confirmé de la croissance, ni l’accroissement régulier des dettes, ni les quelques jours qui nous séparent du 12 avril et d’un possible Brexit chaotique, ni la signature sino-italienne qui conforte les positions chinoises dans les ports d’Europe du Sud et annonce des fortes tensions au sein de l’Union Européenne, ne semblent perturber la confiance des intervenants.

Si le rôle officiel de la BCE est d’assurer la solidité du système bancaire et la stabilité du système financier, sa mission inavouée est également de piloter les taux d’intérêt à la baisse pour éviter la faillite des Etats dont la dette pléthorique ne cesse d’augmenter. La logique qui en découle est paradoxale mais simple à comprendre, plus la dette augmente, plus les taux doivent baisser.

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