Jacques DE PANIS PASISEntre deux mondes...

Par Jacques de Panisse Passis

Président du Directoire, Gérant et Associé

Le refus de Donald Trump de signer le communiqué final du G7 le 9 juin n'est pas anecdotique, il marque le retour vers un monde bipolaire, où les Etats-Unis et la Chine se retrouvent face à face.

L’Europe est isolée.

Elle a perdu la position stratégique qu'elle occupait durant la guerre froide et ne justifie plus l'aide coûteuse de son ancien protecteur. Elle n’est plus qu’un marché de 520 millions d’habitants, riche et vieillissant. En 2050, l’Europe aura la même population qu'aujourd'hui, en revanche un tiers sera âgé de plus de 60 ans.

De l’autre côté de la Méditerranée, le continent africain verra sa population doubler en 35 ans, pour atteindre 2,5 milliards d’habitants dont la moitié aura moins de moins 25 ans.

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Jacques DE PANIS PASIS"Le retour du protectionnisme ?"

Par Jacques de Panisse Passis

Président du Directoire, Gérant et Associé

Les Etats-Unis vont-ils déclencher une guerre commerciale et restaurer une politique isolationniste ? Les propos du président Trump le laissent craindre. Les récentes mesures prises sur les droits de douane applicables aux exportations européennes d’acier et d’aluminium semblent le confirmer.

Cependant, à observer le comportement de Donald Trump, on peut se demander si son objectif n’est pas prioritairement de satisfaire son électorat, notamment à l’approche des élections de mi-mandat. Ces annonces tonitruantes dont se délectent les media permettent de donner à quelques décisions, sans impact très significatif, une ampleur et un écho qui servent ses fins politiques.

Il se pourrait que ces taxes soient au final les seules qui auront été imposées. Les menaces verbales sur les voitures allemandes aux Etats-Unis n’ont qu’un seul objectif, décourager les allemands de soutenir l’Europe dans d’éventuelles représailles.

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Olivia GISCARDESTAING"Regain d'inflation ?"

Par Olivia Giscard d'Estaing

Directeur

Le taux des emprunts d’Etat américain à 10 ans a subrepticement franchi la barre des 3% fin avril avant de refluer. Faut-il s’en inquiéter ?

Contrairement à ce qui s’était passé en février, les marchés financiers n’ont, cette fois, pas l’air de s’en émouvoir. En avril, les indices américains se sont même légèrement appréciés (+0,4%) et l’indice des actions mondiales a progressé de près de 3% en euros grâce notamment à l’appréciation du dollar. La contagion aux taux 10 ans des emprunts d’Etat européens a également été bien moindre qu’en février avec un taux français resté inférieur à 0,8% et un taux allemand en-dessous de 0,6%.

Pourtant, les éléments constitutifs d’un regain d’inflation aux Etats-Unis sont bien présents : hausse de 2,7% du coût du travail, de 13% pour le pétrole depuis fin 2017, et de plus de 2% pour les prix à la consommation.

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